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Pédaler à l'horizontale  

 

 

    Voici le texte intégral retrouver par un hasard assez surprenant dans mes recherches...

 

Du Cyclotourisme journal lyonnais de Novembre 1933

 

Pédaler  l'horizontale

 

    C'est en rentrant le soir du meeting de Pavesin que l'envie me prit d'écrire ces lignes à la gloire de la machine horizontale dont je ne suis, à ma connaissance, que l'unique exemplaire lyonnais.
    Autant moi ont dit, l'an dernier, que cette machine était arrivée à un point de perfection qui rendait l'engin parfaitement utilisable pour le tourisme, au même degré que la machine verticale courante. Ces mêmes apôtres ont, en contre-partie, souligné le fait que sa réalisation puisse être beaucoup plus poussée. Je souscris à cette opinion et conseille à la maison Mochet, fabriquant de cette machine, de s'améliorer.
    Avec cette habitude invétérée de rajouter, de compléter ou de parfaire, j'ai, en ce qui me concerne, pu améliorer mon vélo horizontal, tant du côté aspect (porte-bagages ad hoc, léger abaissement du siège, jantes chromées, remplacement du dérailleur par un cyclo ), que du côté rendement. Tel qu'il se présente actuellement, je le considère comme un engin remarquable, permettant de rouler vite, en pédalant en souplesse, même avec les 8 mètres de mon grand braquet (alors que sur un vélo vertical, quand on pousse le grand braquet, c'est obligatoirement en force).
    Vous me direz qu'avec ces dépenses, vous doublez presque le prix d'achat. Mais je vous répondrais qu'il suffit d'acheter le modèle sans dérailleur, le modèle le plus simple et d'en finir l'équipement. Ainsi, vous ne dépasserez guère le prix d'une bonne machine de grand tourisme.  Reste l'allègement.  Il ne pourrait s'obtenir qu'en employant des tubes plus légers pour le cadre. Mais le prix s'en ressentirait certainement. Et telle quelle, ma machine n'est pas beaucoup plus lourde qu'une bicyclette courante dite de grand tourisme. Ceci n'empêche que la mise au point d'un vélo horizontal extra-léger, pour la randonnée pourrait présenter passablement d'attraits.
    Le défaut du constructeur (encore une chose que je lui ai dit et dont il devrait tenir compte) est de ne pas prendre en considération la clientèle cyclotouriste.  Certes, il s'agit là d'une espèce particulièrement ''enquiquinante '', avec cette manie du particulier, du spécial, mais il ne faut pas oublier que de cette tradition là est née la machine actuelle de grand tourisme, que toute maison qui se respecte présente à son catalogue, alors qu'il y a dix ans, il eut fait bon demander à un grand constructeur de monter un pareil engin.
    Bref, sur le vélo à pédalage horizontal, je résume : Stabilité parfaite une fois la machine en main.Au moins égale à celle de la bicyclette traditionnelle.
    En palier, on ne roule qu'avec le grand braquet. Obligatoirement, à effort égal, on bat le cycliste vertical.
    En côte, moins de possibilités de se donner à fond, montée peut-être plus lente.  Encore faudrait-il comparer sur une même côte, gravie successivement par le même pilote, sur un. Vélo horizontal, puis vertical. Personnellement, j'ai toujours monté les côtes à ma cadence et ne pense pas que je grimpais plus vite sur ma verticale que sur mon horizontale, malgré le bon lustre qui sépare les deux périodes d'utilisation.

 

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Dernière modification : 18 June 2009